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vendredi 17 octobre 2008

Shopping anti-déprime

Au bout d'un moment, y en a marre! Arrêtons de bougonner, l'oeil triste et le teint cireux. Pour retrouver le moral, rien de tel qu'un petit après-midi de shopping.
Au sommaire, quatre achats anti-dépressifs...

jeudi 16 octobre 2008

Face à la crise, la méthode Coué?

"Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux." Chaque matin en se réveillant et chaque soir en se couchant, Antoine Onnis répète cette phrase. La méthode Coué, il y est accro et il a même contribué à son retour en France. Auteur d' Autosuggestion consciente selon Émile Coué aux Editions Quintessence, il organise des conférences pour "changer la vie" des gens.

Comment avez-vous découvert la méthode Coué?
Par hasard. A un moment de ma vie, j'ai touché le fond à cause d'un dépôt de bilan. J'ai tout essayé, y compris la méthode Coué et j'ai obtenu de très bons résultats. Je me suis rendu en Suisse allemande où j'ai rencontré Karl Nottëger, appellé aussi le Coué numéro 2. Cela faisait soixante ans qu'il pratiquait avec des résultats extraordinaires. En France, personne ne faisait ça alors je me suis lancé, à mon domicile, avec des amis, de la famille. Aujourd'hui je fais des conférences en France, en Suisse romande. J'ai mis le petit doigt dedans et je suis rentré tout entier!

Qu'est-ce que la méthode Coué?
C'est de l'autoprogrammation. On programme soi-même un but personnel ou professionnel. C'est de l'autohypnose sans tierce personne en quelque sorte.

Comment la pratique-t-on?
On fait en sorte que le conscient s'éclipse. On procède à une respiration ventrale, on se calme par une relaxation profonde. On s'imagine dans un endroit imaginaire ou un endroit agréable où l'on a vécu. Ensuite, on fait passer le message de notre désir par des images mentales et on y met le plus de détails possibles. On se voit comme si c'était vrai, comme on voudrait être. On termine par quelques suggestions qui marquent une progressivité, comme "je vais de mieux en mieux". On martèle à haute voix: "mon problème doit disparaître, il doit disparaître." En conférence, 300 personnes prononcent en même temps "ça passe, ça passe" rapidement, pour que le doute ne puisse nous envahir. Tout cela se pratique les yeux fermés.

A quoi ça sert?
Il y a deux types de problèmes, le problème réel et celui qu'on se met dans la tête et qui se rajoute au problème. Avec la méthode Coué, on fait disparaître toute la partie psychique qu'on s'est mis dans la tête. En pratiquant, on va de mieux en mieux. Moi, je suis en parfaite santé, heureux. Ni le froid, ni la pluie ne me perturbent.

Propos recueillis par Pauline Froissart

Le 17 octobre : tous unis contre la misère

La misère se manifeste tous les jours, sous différentes formes. Mais une fois par an, le 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de se rassembler contre ce fléau déprimant. La solidarité comme anti-dépresseur : pourquoi pas ?

Le Secours Populaire, ATD Quart Monde (dont le fondateur, le Père Joseph Wresinski, est à l’origine de cette journée mondiale) et Amnesty International participent à la création d’un réseau de lutte contre l’exclusion durant toute l’année à Lille. Une semaine contre la misère est donc organisée du 13 au 20 octobre dans la ville nordiste. Une exposition intitulée "Quand le refus de la misère passe par l’art" se tient dans le grand hall de l’Hôtel de ville. Les photos et poteries de personnes vivant dans des quartiers dits "défavorisés" sont présentées.

"Des habitants de Fives ont réalisé, avec l’association Couleurs d’empreinte, une fresque très colorée sur leur quartier pour montrer qu’ils ne sont pas tous les jours malheureux dans ce secteur souvent considéré comme pauvre et insalubre", explique Maxime Tabacchi, du service Action Sociale et Insertion de la ville de Lille.

"Le but n’est pas de lutter au quotidien contre la misère mais de l’éradiquer", précise Maxime Tabacchi. Il poursuit : "Nous voulons rendre leur fierté aux personnes qui sont dans la misère. Les ateliers artistiques leur ont notamment permis de faire mentir les clichés qui les présentent comme des “assistés“ ou des “incapables“."

De nombreuses manifestations, en particulier des débats sur les droits de tous, ont lieu cette semaine dans chaque quartier de Lille. Mais sur fond de crise, les Lillois sont bien plus préoccupés par l’inflation. "Les questions des familles portent surtout sur l’inquiétude face à la hausse des prix, la peur de ne pas pouvoir nourrir leurs enfants convenablement. L’alimentation représente 30 à 40 % du budget de ces ménages, et les produits “premier prix“ qu’ils achètent principalement sont ceux qui ont le plus augmenté", relate Maxime Tabacchi.

"Lutter" contre la misère et l’exclusion en débattant pendant toute une journée, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier que ces problèmes sont présents chaque jour en France. Plus de 7 millions de Français vivent encore en dessous du seuil de pauvreté.

Audrey Halford